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 [Politique][Société][Jeu Vidéal] Des joueurs et des nazis

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TechnoWolf
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MessageSujet: [Politique][Société][Jeu Vidéal] Des joueurs et des nazis   Jeu 2 Nov 2017 - 14:10

Il y a à peu près une semaine sortait le jeu Wolfenstein II : The New Colossus, qui fait suite à Wolfenstein : The New Order.

Pour ce qui est du jeu, j'ai à peine commencé, et pour le moment c'est la même chose que le précédent, à ceci près que je ne sais pas trop pourquoi on a 50 PV max au lieu de 100. Donc je ne parlerai pas du jeu en lui-même mais plutôt de la "polémique" que j'ai vu autour, et en fait de l'ambiance générale que je ressens depuis quelques années.

Pour la polémique en question ? Bethesda a tweeté "Make America Nazi Free Again", en référence, évidemment, à "Make America Great Again", le slogan de Donald Trump. Et tout le monde a prit ça pour une prise de position (courageux, ça, dénoncer les nazis en 2017. Franchement couillu) et donc le jeu se vautre en partie à cause de ça (y'a d'autres problèmes apparemment mais je ne les détaillerai pas ici) ; mais plutôt que de Wolfenstein, parlons des nazis qui sont visiblement revenus, et de l'ambiance qu'il y a depuis quelques années (ça va être long, les cocos, donc prenez des cookies avec vous).

Critiquer le jeu vidéo ou les jeux vidéos ... ou les jeux "violents" surtout... n'est pas une nouveauté. En fait la critique et les détracteurs du jeu vidéo existent depuis à peu près aussi longtemps que le jeu vidéo existe. L'une des franchises les plus connues a même établie un système de notation concernant la violence, et on était en 1993, les cocos ; certains d'entre vous n'étaient peut être pas nés, votre serviteur n'avait que six ans ; soit, c'était des associations, un peu de récupération politique et puis c'était à peu près tout.

Est ce que les jeux vidéos rendent violents ? La question se pose encore :

Certains disent que oui

D'autres disent que non

Le fait est qu'aucune étude ne s'est mise d'accord avec les autres, et qu'en plus, pour compliquer, les mentalités changent selon les pays, et les régions de ces pays... donc les résultats vont différer. Et très franchement, je ne vais pas m'attarder sur quelle étude a raison ou quelle étude a tort, ce n'est pas le sujet (un sujet intéressant, ceci dit, serait d'avoir une approche sur la méthode employée par telle ou telle étude ; et cela nous permettrait de dégager le degrés d'impartialité de cette étude). Et puisque je parle d'impartialité...

... il y a fort à parier que la partialité des articles de journaux (note : pas des études) soit largement à remettre en question ; j'en veux pour preuve les articles qu'on voit arriver chaque année qui tentent de faire des connexions navrantes entre les médias et les événements choquants de l'actualité. Subtil. Bien que le but d'un article de journal (surtout à l'heure d'internet) soit de générer du clic (c'est à dire que le plus de gens possible viennent cliquer sur l'article après avoir lu un titre accrocheur) ; ce phénomène du clickbait (ou pute-à-clic) est d'ailleurs largement utilisé par les youtubers, tapez juste "cette vidéo est incroyable" ou "youtube veut supprimer ma chaîne" ou encore "boobs" et vous verrez de quoi je parle. Le but sous-jasent dans cette pratique étant bien entendu que le nombre de gens ayant cliqué tombent sur les pubs de la vidéo ou de l'article et que le youtuber ou le journaliste soit rémunéré par l'argent de la pub, vous m'excuserez de questionner d'avance l'honnêteté de la démarche. Je sais : il faut de l'argent pour vivre, et moi aussi après tout mon titre est plutôt accrocheur (mais moi je ne suis pas rémunéré, considérez donc qu'en plus d'être un hypocrite je suis très con).

Bref, j'ai deux sujets sur le feu, donc : les jeux vidéos rendent-ils violents & l'honnêteté des journalistes...

On continue ?

Bien, en 2007, les jeux vidéos commencent à devenir vraiment populaire ; le succès de console Xbox 360 (et peut être aussi un peu de la wii avec son nouveau public ?) va faire réellement rentrer l'occident dans la culture jeu vidéo ; ou plutôt la culture "geek" comme tout le monde s'habituera à l'appeler. Alors qu'avant le jeu vidéo était un loisir un peu underground où ceux qui l'aimaient n'avaient juste pas de vie, pas de copine (parce que les filles ne jouaient pas selon les détracteurs, probablement...?), et qu'il ne fallait pas s'y intéresser ; là on arriva progressivement à une période où plein de gens (dont ceux qui nous emmerdaient avant à cause de ça) se sont mit à adorer ça et à nous dire qu'ils sont fans depuis tout petit. Soit. Je sais, l'hypocrisie des uns a probablement crever le plancher des autres, mais allez, on va dire qu'on fait semblant d'y croire un tout petit peu.

Sauf que cette popularité va avoir un coût : non pas la patience des "vrais" joueurs (c'est à dire ceux qui ne suivent pas une mode), parce que eux, encore une fois, on s'en fout, mais plutôt une nouvelle récupération politique. Eh oui, les jeux sont devenus populaires, ils sont encore plus réalistes, y'a des nanas sexy dedans.... il n'en fallait pas plus pour que des gens remettent la violence sur le tapis, et l'on vit un monsieur du nom de Jack Thompson arriver pour dire qu'il avait fait de longues recherches pour en arriver à la conclusion que G.T.A IV (dont il démarre son speech en en brûlant un exemplaire. Subtil on vous dit) allait rendre vos enfants violents et qu'ils finiraient criminels ou, pis, terroristes.

Cette fois-ci, c'en était trop : c'était la goutte d'eau sur le gâteau, le pompon qui faisait déborder la cerise, d'une voix unanime, les gamers profitèrent d'Internet (alors complètement démocratisé ; pour preuve, même moi je l'avais) pour dire à M. Thompson de bien vouloir aller faire des choses peu décentes à la femme qui l'avait mise au monde (dans toute la politesse qu'on connait sur Internet, je sais, il y en a même qui pondent des articles sur des forum, j'en tremble rien que d'y penser) ... alors connaissant le contexte d'aujourd'hui vous allez me dire que ça n'est pas passé....? Eh bien si, figurez vous ; puisque la presse jeu vidéo américaine s'est empressé de ridiculiser M. Thompson à son tour, des éditeurs sont parus à la télévision pour dire qu'il disait grave de la merde, et cette personnalité a finit par se faire huer sur ses propres scènes.

Vous me voyez venir pas vrai ?

En 2012 nous avons droit à une nouvelle vague de critique sur le jeu vidéo, mais cette fois-ci le focus se change un petit peu : plutôt que "violent" les jeux vidéos rendraient, cette fois-ci, "sexiste". Encore une fois, j'étais pourtant persuadé qu'il y avait des filles qui jouaient aussi, et ce depuis longtemps... alors je sais qu'il n'est pas forcément rare que les filles se fassent passer pour des mecs sur internet pour éviter qu'un môme de 14 ans dopé aux smacks et à Call of Duty ne lui déverse sa subtile poésie... mais tout de même : c'est le fait qu'on ait des damoiselles sexy dans les jeux vidéos qui serait la cause de tout ces tords ?

Vous l'avez compris (sauf si vous viviez dans une grotte jusqu'à présent, et si c'est le cas, désolé de vous en sortir) : après Jack Thompson, je me vois contraint et forcer de traiter d'une personnalité encore plus picoti picota que lui, une "certaine" Anita Sarkeesian.

Que dire sur ses travaux ? c'est la même chose que ce que Jack Thompson faisait, sauf qu'en un peu moins sensationnaliste, et en un peu plus "académique". Sortit de cela : le niveau de recherche est le même, tout comme l'est le niveau de bonne foi, et la seule différence à noter entre les deux larrons est que si Thompson était pro républicain avec probablement un léger penchant extrême droite (donc peut être pas vraiment égalitariste), Sarkeesian, elle, est une féministe d'extrême gauche avérée.

Je suis navré, mais je ne veux pas m'étendre en parlant de son trouble passé ((et ne me demandez pas de précisions sur ce fameux Alexander Mandossian, pour info : son site lui-même dit qu'il tire profit des passions) ni de la possibilité qu'elle soit une grosse arnaqueuse comme on en a rarement vu

On va juste se résumer à ceci :

- Elle lance son kickstarter en 2013
- Remporte assez d'argent pour arrêter la famine dans le monde
- Fait des vidéos qu'elle a terminé l'an dernier seulement ou cette année ?

Bref, elle est un peu au kickstarter vidéaste ce que Mighty N°9 est au kickstarter jeu vidéo.

Ceci dit, les gens ont noté plusieurs choses :

- elle utilise des exemples de jeu sortit hors contexte (comme par exemple la scène dans Castlevania Harmony of Dissonance ou la Mort attrape Lydie, l'amie d'enfance du héros, pour démontrer que "ohlala, encore cette histoire de demoiselle en détresse", sans réellement réfléchir qu'en fait, homme ou femme, on fait rarement les malins si la Faucheuse nous saute dessus, comme ça, au pied levé)
- elle a volé des let's play sans demander ni créditer et fait du profit là dessus (ça, c'est pas légal)
- elle se contredit (mais ça, bon, c'est propre à chaque pseudo-intellectuel)
- et surtout, c'est quand même sacrément plat et rappelez moi encore l'intérêt de nous expliquer que les jeux vidéos rendent sexistes parce que "mario sauve peach à la fin" ?

Bref, normalement on était en droit de se dire qu'il allait se produire la même chose qu'avec Thompson, non ? Internet lui a gentiment dit d'aller se faire foutre (toujours dans la pédagogie qu'on connait), mais la chanson fut légèrement différente : effectivement, notre valeureuse Anita combattit en retweetant toutes les menaces de mort qu'elle recevait (la plupart venant de comptes qui n'avait pas un gros historique). Alors, de là on a deux théories : est ce qu'elle sont vraies ou fausses ces menaces ? vous voulez savoir quoi, on s'en fout. Demain, vous me menacez de mort, j'attends de voir jusqu'où vous êtes capables d'aller pour vous rendre crédible. Après, c'est à l'appréciation de chacun... enfin, la personne, si elle n'arrête pas de vous insulter, vous savez que vous pouvez la bloquer... c'est une fonction qui existe depuis que les chats sont là. Après, c'est vrai que je ne suis pas un académicien professionnel, donc je suis probablement vieux jeu.

Mais au delà de tout ça, la presse JV a commencé à suivre les raisonnements de la critique ; et à grand renfort d'articles du genre "les jeux vidéos rendent sexistes" ; "le sexisme dans l'industrie du jeu vidéo" & des arguments du niveau de "oh, hein, pour une fois qu'on critique votre hobby, vous ne supportez pas ce qu'on dit ! bandes de gosses immatures"

(Note : Anita, de son côté, elle peut littéralement insulter publiquement quelqu'un et on lui dressera le tapis rouge, vous ne me croyez pas ?)

Bref, entre 2013 & maintenant : c'est la grande époque où tout le monde a décidé de se politiser et surtout de choisir un camp : le sexisme dans les jeux vidéos existe ou pas ? les femmes sont elles acceptées ou pas ?

Moi personnellement, je ne doute pas que des filles se soient entendu dire "retourne dans ta cuisine" après un match d'Halo... mais si vous me dites que c'est suffisant pour la faire pleurer, vous ne me vendez pas vraiment l'histoire de la femme forte et indépendante. Encore une fois, les options "mute" & "block" existent.

Pour ce qui est "d'accepter les femmes" dans les jeux vidéos, je dirais ceci : pendant longtemps il était de coutume chez le gamer de vouloir se trouver une copine qui aime autant les jeux vidéos que lui... et il n'était pas question de relation dominant-dominé mais juste de "player 1 - player 2" ... et ce mythe doit encore exister puisqu'on voit encore tout plein de "glam-geek" (ou des filles plutôt mignonnes qui font des vidéos youtube let's play tout en révélant plus ou moins leurs atouts... certains se font même bannir de Twitch, c'est dire...

Toujours est-il que l'ambiance n'est pas au top entre les gamers et les journalistes, et ça dure depuis longtemps, et moi même j'avoue en avoir ras-le-bol de lire toujours les mêmes choses, et je me suis même surpris tweeter à Erik Kain (journaliste à Forbes) que si les journaleux arrêtaient de nous chier dans les bottes, ils n'auraient peut être pas autant eu de feu quand l'un d'entre eux à clairement démontré qu'il n'en avait clairement rien à foutre du jeu qu'il devait montrer.


(la preuve ici)
https://twitter.com/erikkain/status/905886199394553858

(Ah, et pas de méchanceté, Erik Kain, pour le coup, je l'aime bien)

Bref, on est dans cette période où y'a deux camps distincts : les gens qui sont habitués à internet et qui vont charger si on les emmerde ; qui n'hésiteront pas à balancer leurs 4 vérités aux autres (avec plus ou moins de subtilité) et les gens qui visiblement cherchent à s'engager pour une cause, aussi minime soit-elle ; le féminisme semble un terrain d'entente, mais encore avant ça on avait la communauté athée (qui existe surtout aux Etats Unis, mais, il faut comprendre : ce que je décris là se produit SURTOUT sur l'internet anglo-saxon et nous ce qu'on va faire en France c'est tout copier quelques années après), bref des gens qui vont se faire appeler les "SJW" (Social Justice Warrior), parfois au sérieux, parfois par leurs opposants pour se foutre d'eux.

Et cette ambiance va atteindre son point culminant quand, en aout 2014, une développeuse indé répondant au doux nom de Zoe Quinn va tenter de profiter (y'a pas d'autre termes) de la mort de Robin Williams (plus ou moins iconique dans l'univers du jeu vidéo puisque grand fan de Zelda) pour parler de son jeu à elle, Depression Quest.

Le jeu en question est un text-game que vous êtes obligé de perdre et qui vous explique que la dépression vous empêche de tout faire et que y'a pas d’échappatoire. Bref, une personne qui ne sait pas ce que la dépression est puisque, grande nouvelle, on peut en guérir, je le sais, je l'ai fais. Incroyable, non ?

Eh oui, les enfants, internet va à nouveau dire que c'est des conneries, que le jeu est pourri (et il l'est), et qu'en plus la fille profite de la mort d'un mec pour faire du profit, ce qui est assez douteux quand même. En plus, l'ex de cette demoiselle arrive sur scène et se met à partager des infos personnelles révélant que cette dernière a couché avec plusieurs journalistes et producteurs pour avancer.

Très franchement, au départ je ne pensais rien de ces deux là, mais maintenant je pense que l'ex en question est assez dégoûtant, mais que Quinn est encore pire (au moins, on sait ce qui les a rapproché me direz vous). Et arrive ce qui doit arriver : la presse va s'empresser d'écrire une myriade d'articles expliquant que les gamers sont morts et que la culture gaming est toxique et mysogine ; il est donc évident pour tout le monde que les journalistes sont en pleine collusion et que les développeurs indés sont copains copains avec eux, et en cherchant plus loin on trouve tout un joli réseau de connexions dans lequel on retrouve notre amie Anita, notre amie Quinn, nos amis journalistes... bref... une belle petite boîte de tape dans le dos.

C'est donc là que va se créer le hashtag twitter #Gamergate ; référence à la blague "Doritos Gate" de 2012 (où on a vu un Geoff Keighley ; journaliste chez Eurogamer ; en train de faire une review d'Halo 4 clairement sous influence médiatique avec des paquets de Doritos à côté de lui) qui était elle même une référence au scandale du Watergate (le scandale qui a touché Nixon dans les années 70). Alors, je ne dirais pas que Gamergate a été appelé ainsi comme une blague, je sais qui a commencé avec ce hashtag (l'acteur Adam Baldwin), je sais aussi que Gamergate est rapidement devenu une réelle culture et un point de ralliement...

... et non je ne dirai pas que Gamergate est un ramassis de mysogines, d'hommes blancs immatures qui vivent chez leurs parents et qui ne savent pas à quoi une vraie femme ressemble ou que sais-je encore. J'ai suivi d'assez près le mouvement, j'ai vu de tout : des hommes blancs cis hétéro (omg) comme Internet Aristocrat ou Sargon of Akkad, des femmes issues des minorités ethniques comme Jennie Bharaj, des transgenres comme Blaire White... et après, très franchement : ce n'est pas un concours de "qui aura le groupe le plus diversifié"... mais ça c'est un autre sujet.

Vous voulez savoir mon opinion sur tout ça ? je ne suis ni pro, ni anti Gamergate, je conçoit très bien que la presse JV soit nulle, mais ça je le savais déjà depuis un moment. Et, non, ça ne date pas de l'époque Sarkeesian.

(note : quand j'ai dis ça au pro-gamergate, la plupart des réponses que j'ai eu étaient "ok, comme tu le sens" ; pour ce qui est des anti, ça tenait plus du "si tu n'es pas avec nous, tu es contre nous !" ... donc évidemment, je me suis retrouvé poussé du côté des pro... et des gens m'ont bien évidemment dit "tu peux dire que n'es pas pro GG, mais je sais que tu l'es, parce que tu utilises les mêmes méthodes" .......... c'est vrai que j'ai une profonde aversion pour la phrase "Listen & Believe", ceci dit)

Enfin bon, on arrive à notre sujet, désolé d'avoir été si long mais il fallait que je résume tout ce qu'il s'est passé les années précédentes pour que vous compreniez pourquoi ça parle de nazi, d'alt right, et de gamergate partout sur la toile.

Si vous voulez mon avis sur le vrai gros problème de société face auquel on se trouve : c'est que l'on vit dans une société tellement ultra individualiste que les gens ne veulent plus rien avoir à faire les uns avec les autres. Les hommes et les femmes ne se parlent plus, les gamers et non-gamers ne se parlent plus, même à l'intérieur de la communauté gamer, il est dur d'évoquer un sujet comme la difficulté sans créer la merde du genre "pas de mode easy pour les nuls, etc etc..."

L'ambiance a été rendue pourrie du coup les gens sont près à sauter sur la moindre occasion pour gueuler ; la société est devenue tellement individualiste que les gens ne veulent plus s'écouter les uns, les autres ... les gens se sont tellement sur-politisé sans réellement comprendre les sujets dont ils veulent traiter (se contentant de répéter la même bouillie d'idées toutes faites qu'ils ont vu ou lu sur la toile) ; je pense qu'on a là un bien pire problème que "les filles de tel jeu sont trop sexy", si vous voulez mon avis.

Il y a un dernier élément sur lequel je passe vite fait parce que j'y suis obligé mais que j'ai pas envie de créer le débat pourri ici : l'élection de Donald Trump. Toute la presse criait à quel point Donald Trump est un nazi parce qu'il a dit qu'il voulait "débarrasser le pays de la corruption" (ou "vider le marais") et "virer les mexicains" (son histoire de mur) ou bien encore "Make America Great Again".

Bon, soit... c'est pas très malin. Après, si vous voulez, Hitler parlait aussi de la supériorité de la race aryenne, du danger que le juif russe communiste représentait et était assez explicite quant à ses méthodes... jusqu'à présent je n'ai pas encore entendu Trump parler de la race américaine, et de créer des camps d'extermination pour les non-américains. Et je ne pense pas entendre ça un jour, mais qui sait ?

Et si vous voulez lire à travers ses slogans, c'est très bien, mais moi aussi je peux faire ça : et si vous voulez mon avis "Make America Great Again" tient plus du "America is back" que du "la pureté des blonds aux yeux bleus" ; et puisque j'en suis à comparer avec Reagan, saviez vous quelles furent les réactions ?

Donc voilà, si vous aviez peur du Ku Klux Klan, sachez que cette peur était déjà là avant Trump. Et notez que ce que je dis là n'a pas pour but de dédouaner les républicains des conneries qu'ils ont pu faire, mais pour resituer un peu le contexte ; et aussi pour expliquer que la crainte des nazis que la gauche a est largement infondé (notamment qu'aujourd'hui il vaut mieux craindre les antifas, mais bon, on va éviter de les faire venir ici, ça pourrait finir à coup de pelles dans le crâne).

Voilà donc le contexte selon les médias qui cherchent à avoir du clic : les nazis sont de retour, l'alt right est le nouveau danger (même si je ne saurai pas bien définir l'alt-right... visiblement "extrême droite" ça ne fait plus peur à personne), les rescapés du Gamergate sont des méchants qui veulent repousser tout le monde (ils n'utilisent même pas l'écriture inclusive*, la honte), et la mentalité "git gud" (deviens bon) est une mentalité élitiste qui empêche les gens de prendre du plaisir à jouer (ces mêmes gens qui peuvent aussi faire le jeu en easy sans rien dire...)

Voilà pourquoi on ne peut plus avoir un jeu qui sort sans que quelqu'un quelque part ne hurle sur la toile qu'il est raciste, sexiste, trop libéral, trop conservateur, trop ceci, trop cela.

Le compromis n'existe plus ; la discussion n'existe plus. Et ce que je vois là est l'aveu même d'une société qui a complètement abandonné et qui essaie juste de passer le temps en espérant que cela pète suffisamment tard pour que les personnes actuellement à la tête ne soient pas les victimes des dégâts qui seront engendrés.

En vérité, les Sarkeesians, les Quinns, les journalistes, même les youtubers "sceptiques" qui s'opposent aux SJW et tout ça ; ils en profitent largement de ce bordel. Ils sont en train de se faire des couilles en or et cela est en train de nous coûter notre hobby.

Il serait peut être temps qu'on se mette enfin à arrêter d'être con.



* écriture inclusive : c'est un truc qui a démarré sur les blogs et tumblr du web francophone, et qui maintenant est utilisé par plein de journaleux. Cela consiste à ne plus accorder mais au lieu dire "tout-e-s les personnes concerné-e-s" par exemple... je trouve ça hideux, personnellement, mais apparemment c'est très important d'écrire comme ça, parce que c'est bien entendu en supprimant les accords qui marquent les genres que l'on oubliera les connotations que ces genres apportent ; ou autrement dit "en limitant la faculté d'écrire d'une façon, on limite la pensée des individu à commettre des crimes"

(et pour ceux qui ne croient pas que cela soit l'intention... écoutez, ils en sont à se demander s'il ne vaudrait mieux pas "supprimer" les monuments historiques jugés "offensants"

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